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Mon enfant n’est jamais content.e : la décharge émotionnelle

26 mai 2020

Vous arrive-t-il d’être avec un enfant qui, quoi que vous fassiez, quoi que vous disiez, que vous accédiez ou non à ses requêtes plus ou moins insensées, ne s’en satisfait jamais ? Un enfant dont vous pouvez finir par vous dire qu’il est de mauvaise foi, que quelque chose ne fonctionne pas bien chez lui ou a été cassé, que c’est à cause de son père qui l’a trop gâté/brimé, à cause de sa mère qui l’a trop couvé/ignoré, à cause de l’école qui l’a trop traumatisé…

Se pourrait-il que cet enfant… ce soit le vôtre ? Parfois, ou tous les jours ? Jamais content de ce qu’on lui donne, toujours à trouver des raisons de se plaindre. Le moindre petit évènement déplaisant devenant prétexte à exploser en larmes ou de rage, les évènements supposés joyeux se transformant en drames.

Se pourrait-il que cela vous énerve, vous attriste, et/ou vous inquiète ?

Après cette introduction aguicheuse de promesses de régler tous vos tracas parentaux, laissez moi vous partager ma grande sagesse…

Mes débuts de mère face aux émotions de mes enfants : je savais

Quand mes enfants étaient plus jeunes, je pensais que je savais accueillir leurs émotions. Par exemple, je ne disais JAMAIS à mes enfants qu’il ne fallait pas pleurer. Je SAVAIS que l’accueil des émotions était important.

J’avais lu Isabelle Filliozat, j’avais lu Catherine Dumonteil-Kremer, j’avais dans ma bibliothèque plusieurs livres sur les émotions, et pas seulement pour faire joli, pas seulement achetés sur un coup de tête, je les avais lus : je SAVAIS.

Pourtant, j’avais beau SAVOIR que l’accueil des émotions était important, j’ai découvert des années plus tard que je pensais malgré tout qu’une émotion était le symptôme d’un problème. Problème pour lequel il fallait donc trouver une solution.

À chaque fois que mes enfants exprimaient une émotion forte jugée de ma part comme pas très folichonne (tristesse et colère principalement), ce qui arrivait à peu près 547 fois par jour, je croyais qu’accueillir cette émotion était synonyme de : « olala, tu es très triste/en colère, je comprends, tu as le droit de pleurer, maman va (t’aider à) trouver une solution. »

Ceci n’est pas de l’accueil des émotions.

Emotion = expression d’un besoin ?

Ma compréhension des choses était que derrière toute émotion se cachait un besoin, et je pensais qu’en répondant aux besoins de mes enfants à chaque fois qu’ils pleuraient, je réglais le « problème ».

Mais les besoins de mes enfants, non seulement je ne pouvais pas toujours y répondre (en tout cas pas sur le champ), mais en plus, je ne les comprenais pas toujours. Que s’est-il alors passé ?

Suspense…

Je me suis épuisée. Et parfois, mon manque d’énergie, associé à mon manque de ressources, tout ce joli mélange de cernes, de morve et de scrollage l’air hagard sur Facebook pour chercher des solutions, et pour finalement y rester des heures en mode accro « tant pis j’y pense plus, j’ai qu’à devenir débile épicétou »… Tout ce joli mélange s’est transformé en autoritarisme, en laxisme, en culpabilité, en burn-out, en honte, en auto-isolement, etc, etc. Bref, ça s’est transformé en ce que je considère être de la violence, pour mes enfants et pour moi-même, à des kilomètres de l’image idyllique de transcendance maternelle que j’avais de moi-même (avant d’avoir des enfants).

J’avais en tête ce schéma : émotion –> besoin –> en tant que maman je dois répondre aux besoins de mon enfant –> mon enfant a de plus en plus d’émotions fortes et tout ce que je fais pour répondre à ses besoins ne résout pas le « problème » –> Aaaaaah…

Mais une émotion n’est pas un problème.

C’est alors qu’au détour de la lecture salvatrice d’un livre d’Aletha Solter, qu’une amie m’avait prêté des étoiles plein les yeux, j’ai enfin compris le principe de la décharge émotionnelle. (Comme tant d’autres choses, je l’avais certainement déjà lu, maintes et maintes fois, je SAVAIS, mais ça n’avait pas encore fait un vrai CLIC en moi) 

La décharge émotionnelle : quand le trop plein s’exprime

Je crois toujours que derrière chaque émotion se cache un besoin. 

Donc quand il y a une émotion, j’essaie toujours de voir quel besoin se cache derrière. Besoin de partage, de reconnaissance, de réconfort, de sécurité… Ou plus basique, besoin de dormir ou de manger…

Mais parfois, je ne comprends ni le déclencheur de l’émotion, ni le besoin. 

D’ailleurs, peut-être l’émotion s’exprime-t-elle en différé de déclencheurs passés (que ce soit un évènement plus tôt dans la journée à un moment où je n’étais même pas là, une série d’évènements depuis plusieurs mois qui finissent par faire déborder le vase… ou même un traumatisme in utero, ou que sais-je ? Qui suis-je pour juger des expériences de mes enfants dans mon propre utérus ?)

Attention, illumination : finalement, se pourrait-il que le besoin derrière l’émotion, parfois, ce ne soit rien d’autre que l’écoute et l’accueil ?

Écoute et accueil

Avec les émotions de nos enfants, la première chose à faire, c’est d’écouter et d’accueillir. 

Or, l’écoute et l’accueil, ce n’est pas immédiatement compatible avec « olalaaaaa tu pleures olala vite vite vite on cherche une solution… tu veux un gâteau / dessin animé / sieste / nouveau jouet / pichenette ? ».

Nous revoilà donc avec notre enfant du début, celui jamais content… Il a des émotions, on trouve des solutions, et il continue à ne pas être content, pour ce qui semble être l’éternité. Pourquoi ? Parce que ce dont il a besoin, ce n’est peut-être pas que l’on règle son « problème », mais qu’on l’aide à accueillir son émotion.

Comment ? En restant à ses côtés lorsqu’il exprime son émotion, en lui montrant de l’empathie (ce qui n’est pas synonyme de se laisser envahir par l’émotion de l’autre, à écouter à ce sujet le podcast d’Isabelle Padovani sur la différence entre empathie et sympathie en CNV : Amour, compassion, empathie et sympathie)

Néanmoins, un jeune enfant ne va pas nous expliquer ça avec des mots. Plus âgé, peut-être, et encore, ça dépend (pour cela il faudrait qu’on lui ait partagé certaines clés de compréhension et de langage autour de ses émotions, et même dans ce cas, chaque enfant est unique dans ses formes d’intelligence)… Non, un jeune enfant ne va pas venir s’asseoir à côté de nous et nous expliquer qu’il ressent beaucoup de tristesse et de regret d’avoir coupé les cheveux de sa poupée un peu trop vite. On pourra plutôt s’attendre à ce que la barbie vole dans la pièce, en direction ou non d’un autre être humain, que le volume sonore augmente, et autres expressions de chagrin insurmontable.

C’est triste, une poupée dont la frange ne repoussera jamais. Oui, c’est le principe même de la tristesse : ça nous fait tout triste. Mais ça n’est pas un problème.

La tristesse d’un enfant, ça n’est pas plus un truc à minimiser (ça j’avais très bien compris car souvenez-vous, je l’avais lu et je savais) qu’un problème à régler (ça je n’avais pas franchement compris, même si j’avais dû le lire, sans l’intégrer). Il en va de même pour la colère, la peur, ou même la joie (ou, la surexcitation enfantine peut être perçue par l’adulte comme un problème à régler, selon une certaine injonction à être sage comme une image).

Non seulement les émotions ne sont pas des problèmes, mais elles sont aussi très utiles, nécessaires, et bienvenues. Dit autrement : pleurer, crier, exprimer son émotion… ça fait du bien à l’enfant. Dans ses larmes, il y a des hormones qui sont libérées. C’est thérapeutique. C’est puissant. C’est libérateur. Il en a BESOIN. Et comme c’est intense, il ne peut pas le faire tout seul, il a besoin d’accompagnement, de compassion, d’amour.

Je me répète : non seulement l’émotion n’est pas un problème, mais en plus son expression est souhaitable et salutaire.

Arrêter la diversion (inconsciente)

En découvrant le principe de décharge émotionnelle, j’ai pris la mesure de la manière dont, sans m’en rendre compte, j’essayais de faire taire les émotions de mes enfants par la diversion. Avant cela, j’aurais juré que jamais de la vie je n’utilisais la diversion. Et pourtant… Ce n’est que des années plus tard que j’ai compris, et que j’ai arrêté (enfin, que j’essaie d’arrêter là où ma conscience se pose), ce qui fut décisif pour dans ma relation avec mes enfants et mon approche de la maternité.

Par exemple, mon deuxième fils adorant les histoires, quand il avait 2-3 ans, à chaque fois qu’il était grognon, je lui racontais une histoire. Et du coup à chaque fois qu’il pleurait, il me réclamait une histoire… Mais bon au bout d’un moment j’ai commencé à en avoir un petit peu marre de raconter des histoires, et surtout dès que j’arrêtais de raconter l’histoire, l’émotion repartait de plus bel.

Maintenant, je raconte toujours des histoires à mes enfants, mais pas comme une diversion face à des émotions négatives. Je ne me force plus à continuer pendant des heures pour ne pas qu’il pleure.

A voir aussi, ma vidéo : Frustration – parentalité consciente

Est-ce que ça marche ?

Soyons bien clairs : on n’accueille pas les émotions de nos enfants pour qu’ils pleurent une bonne fois pour toute puis qu’ils deviennent gentils, contents et sages.

Ça ne fonctionne pas. Ça ne rend pas nos enfants plus « pratiques », ni « agréables à promener en société ». C’est peut-être même le contraire : un enfant à qui on laisse de l’espace pour exprimer ses émotions VA exprimer ses émotions.

Et pour peu qu’on ait un entourage volontiers porté sur le sacro-saint « c’est un caprice », on peut éventuellement s’en manger, des remarques, par rapport à toutes ces émotions qu’on laisse nos enfants exprimer, et tout ce temps qu’on prend à accueillir, et qu’à cause de ces lubies éducatives on va avoir 10 minutes de retard à notre rendez-vous au parc aquatique, et que c’est intolérable de se laisser marcher dessus comme ça.

Mais je me sens tout autant blasée du popotin quand que je lis des trucs du genre « moi je suis un parent positif, il n’y a qu’à voir comme mon enfant est épanoui et heureux, c’est la preuve que ma positivité parentale fonctionne. »

Que nenni.

Je l’ai déjà dit et je le répète, car c’est ma mission de vie sur Terre de vous convaincre de ma grande sagesse : nos enfants ne sont pas des sous-produits de notre éducation. (Cette phrase n’est même pas de moi, je l’avais lue un jour quelque part de la part d’une blogueuse sur le unschooling, hélas je n’arrive pas à en retrouver l’auteure et son texte.)

Lire aussi, mon article : La quintessence de l’Enfant Roi

Décharge émotionnelle, une confusion possible

Attention, la décharge émotionnelle, ça n’est pas d’envoyer un enfant en colère dans sa chambre pour qu’il aille taper sur un coussin et qu’il se calme. Ah non, dans ce dont je suis en train de parler, le coussin, a priori c’est nous. On ne le laisse pas nous faire mal ni casser des choses, évidemment (en tout cas on essaie), on reste à côté, et ce n’est pas le moment de faire la morale sur le respect, ni de flancher, l’enfant a besoin de notre présence.

La décharge émotionnelle, ça n’est pas non plus poser des questions à l’enfant, expliquer, analyser, suggérer… (ceci peut devenir une autre forme de diversion face à l’émotion, soit-dit en passant).

A voir aussi, ma vidéo : Énergie, parentalité consciente n°2

La décharge émotionnelle, ça n’est pas encourager des états d’âme négatifs et faire de nos enfants des insatisfaits éternels.

C’est juste accueillir l’émotion dans l’instant, au moment où elle arrive… Et parfois, l’émotion semble s’exprimer en décalé dans le temps par rapport à son origine, d’où le terme « décharge émotionnelle » : l’enfant décharge un gros truc qui lui est resté en travers du chakra de la gorge (ou du cortex de l’amygdale du lobe-machin chose, pour les moins portés sur la spiritualité quantique d’entre vous). Et tant qu’il n’aura pas déchargé, il ne sera jamais satisfait de la couleur du ketchup dans ses frites, jamais, quoi que vous fassiez pour régler le drame.

Un enfant qui ne fait jamais de décharge émotionnelle, c’est peut-être que tous ses besoins sont comblés et/ou qu’il est par nature très résilient, c’est peut-être que ses émotions ont déjà été accueillies au fur et à mesure de leur apparition et donc qu’il n’a pas de surcharge à évacuer, c’est peut-être qu’il n’a pas de traumatisme à guérir car il vit dans un monde conscient et ses parents sont natifs de Krypton, c’est peut-être qu’il est assez âgé/mature pour accueillir sans aide extérieure ses émotions, ou c’est peut-être qu’il a lâché l’affaire parce qu’il sait que ses émotions ne seront de toute façon pas accueillies, donc il les garde, en lui, quelque part, et peut-être que ça ressortira… un jour. Peut-être.

Attention, quand on commence…

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que les enfants n’ont pas de décharge émotionnelle avec n’importe qui et n’importe où. Ils doivent se sentir en confiance, il doit y avoir un attachement solide.

C’est la raison pour laquelle certains enfants à peu près sages à l’école se transforment en mini-monstres dès la porte de la maison refermée. Les enfants déchargent leurs émotions sur leur figure d’attachement. C’est ainsi une excellente nouvelle, si votre enfant se sent tellement en sécurité affective avec vous qu’il n’y a que sur vous qu’il hurle ainsi. Joie.

Peut-on provoquer une décharge émotionnelle, si on réalise comme moi quelques années plus tard qu’on n’a pas été autant dans l’écoute et l’accueil que ce que l’on pensait… ?

Déjà, connaitre ce principe de décharge émotionnelle nous permet de changer de regard et d’attitude lorsque nos enfants ont des grosses crises. Et rien que ça, ce changement de regard, c’est très thérapeutique pour notre relation avec nos enfants.

Quand j’ai pour la première fois accompagné “pour de vrai” une énorme crise de chagrin/colère/chagrin/colère (ça peut fluctuer plusieurs fois en une seule minute) de mon fils sans chercher de solution, sans voir l’expression de l’émotion comme un problème mais plutôt une magnifique opportunité pour mon fils de guérir et de grandir, en étant vraiment présente pour lui, jusqu’à la détente, ce moment où il a littéralement déposé sa tristesse contre moi… qu’est-ce que je me suis sentie bien ! Je me suis moi-même guérie de l’intérieur.

Et attention, je ne parle pas de sadisme ni de manipulation, mais d’empathie et de responsabilité  : j’ai retrouvé mon rôle d’accompagnatrice de l’émotion de mes enfants, ma capacité à ne plus me laisser moi-même submerger par leurs émotions en les considérant comme des problèmes (plus ou moins insurmontables selon mon propre état émotionnel du moment) à résoudre. Alors, ils ont pu commencer à se déposer jusqu’au bout. Pour de vrai.

(Je précise quand même, pour que mon propos ne soit pas mal interprété, que l’accueil des émotions ne signifie pas non plus qu’on ne cherche plus de solution à quoi que ce soit, et qu’on arrête de répondre à leurs besoins pour leur permettre de se guérir de leurs traumatismes du passé, hein. Par exemple, si un enfant a faim, il a besoin de manger, pas de décharger parce qu’il l’a mal vécu quand Joséphine lui a piqué son bout de pain à la cantine 4 heures plus tôt… Si un enfant a besoin de se sentir connecté à son parent, il a besoin d’attention, pas qu’on lui dise “vas-y pleure un bon coup ça va te libérer”… L’idée du truc, c’est de prendre nos responsabilités dans notre rôle de parent, pas de s’en dédouaner.)

Ce que l’on peut faire activement, au-delà de prendre soin de notre lien d’attachement avec l’enfant, c’est d’aménager des moments dédiés totalement à l’enfant, où on est juste présent à 100% pour lui, dans l’écoute, dans l’accueil, sans contrôle, sans non plus chercher à comprendre et analyser… C’est l’enfant qui décide du jeu auquel on va jouer (tant que c’est dans le respect de nos propres besoins, soit dit en passant).

Et là, au fur et à mesure que l’on se rend disponible affectivement pour accueillir les émotions de l’enfant, il va peut-être se passer un truc… Les crises vont peut-être s’intensifier, se multiplier… Il va peut-être devenir encore plus jamais-content qu’avant… Pourquoi ? Parce que l’enfant sent que ça y est, il peut y aller, ses émotions vont être accueillies. Alors il y va. Et pas qu’un peu. Et dans ses larmes, ce sont d’insoupçonnés traumatismes qui se peuvent enfin s’évacuer.

C’est dans ces moments-là qu’il ne faut pas oublier, se le répéter, déconstruire encore et encore nos croyances à ce sujet, chercher de l’aide si vraiment on n’arrive pas à intégrer ce CLIC en nous pour l’incarner dans notre parentalité : une émotion n’est PAS un problème.

Pour les adultes

Et là je parle de l’accompagnement des enfants, mais je crois que c’est aussi valable pour les adultes…

Vous savez, ce sentiment d’insatisfaction permanente…

Ou alors cette émotion qui se répète, encore et encore, ce schéma répétitif…

Mais ça, c’est encore un autre sujet !

J’aimerais simplement conclure ainsi : ne laissez pas la culpabilité ou la rancoeur prendre le dessus, il n’est jamais trop tard pour accueillir, décharger, déposer, nos propres émotions ou celles de nos enfants.

PS : je n’ai dit nulle part que c’était “facile”, ni que c’était un “problème” si on n’y arrivait pas du premier coup ou si on n’était pas disponible à chaque fois pour les décharges de nos enfants.

Lectures utiles

Bien comprendre les besoins de votre enfant, d’Aletha Solter (fondatrice d’Aware Parenting, elle a écrit plusieurs autres livres) : si ce livre peut vous apporter le même CLIC que pour moi, j’en serais tellement ravie…

Émotions, mode d’emploi de Christel Petitcollin (un petit guide rapide, toujours utile à refeuilleter, quand on oublie)

– Les 3 tomes des BDs Émotions, Enquête et mode d’emploi, d’Art-mella (disponibles sur sa boutique https://conscience-quantique.com/boutique/)

– Pour développer le langage et la conscience autour des émotions avec votre enfant (avant et après une décharge, pas pendant, n’est-ce pas), les outils développés par Virginie de Bougribouillons sont canons : roue des émotions, cartes des émotions, échelle des émotions, mug des émotions, parasol des émotions… https://boutique.bougribouillons.fr/produit/les-packs-emotions/

Élever son enfant autrement, de Catherine Dumonteil-Kremer (c’était ma bible maternage depuis ma première grossesse, et je l’offre souvent aux nouvelles mamans…)

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18 Commentaires
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Notsil
Notsil
3 mois il y a

Oh quel chouette article ^^ On résolvait un peu les soucis pour l’ainée, parce que soyons honnêtes, elle était quasi toujours souriante et mignonne (oui un bébé/enfant quasi parfait). La seconde, par contre… eh bien, elle nous a forcé à “accueillir” ses émotions :p Parce que pendant ses crises de colère (on parle de 20-40 min de pleurs/hurlements impossible à calmer ^^), eh bien, la diversion ne marchait, proposer une solution ne marchait pas, proposer un câlin ne marchait pas, verbaliser ne marchait pas… bref “il suffisait” d’attendre que ça passe, en étant à côté (mais pas trop ça l’énervait… Lire la suite »

emilie pinsard
3 mois il y a

Merci merci

Lafont
3 mois il y a

Merci pour cette explication excellente. Mes enfants sont adultes maintenant. Je me rends compte que j’ai fait de nombreuses erreurs, comme chacun de nous. Je pense maintenant à mes petits enfants et je transmets ce que j’apprends encore aujourd’hui. Je transmets et j’applique aussi. Si ce n’est pas avec les petits, cela peut se faire avec les grands et les adultes. Nous faisons ce que nous pouvons. Chacun a notre niveau.
Bonne continuation. Et encore merci.

Isabelle Salomon
3 mois il y a

Super bien décrit ce processus émotionnel, tant du côté des enfants que des parents!!! Un long article ( merci de l’avoir écrit! ) mais dont la longueur est nécessaire pour montrer l’articulation entre les différentes étapes! Du coup, j’ai partagé sur la page de Dunstan Baby France, pour que les jeunes parents puissent aussi découvrir qu’il est possible, peut-être ( ou pas) d’éviter l’épuisement…

Fany
Fany
3 mois il y a

Merci, merci !
Trouver le bon positionnement est si difficile face aux émotions explosives… Psychiquement et aussi dans l’espace, être “juste” là ! (Évidemment les guillemets sont en majuscule ! )

Sylvine
Sylvine
3 mois il y a

Merci beaucoup pour cet article :-) Je comprends beaucoup mieux maintenant pourquoi ma fille pleure beaucoup plus avec moi qu’avec son papa ;-) Je vais pouvoir voir cela comme une bonne chose plutôt que comme un problème ^_^

Emilie
Emilie
3 mois il y a

Merci Tes articles sont vraiment supers. Un concentré de sagesse que je lis parfois, un peu, beaucoup, passionnément ou pas du tout ! Selon mes émotions et mon temps libre surtout Mon premier enfant est né il y a 3 mois et demi, il dors sous mes yeux en ce moment… Un ange Et quand il pleure en effet je SAIS que c’est parce qu’il est fatigué / a besoin d’interactions/ est gêne par un bruit/un prout/un rot/son père /moi/ ect. ..! Je lus en ce moment “La vie secrète des arbres ” de Peter Wohlleben , et les 10… Lire la suite »

Marlène
3 mois il y a

Toujours aussi juste, perspicace et bienveillant, dans l’observation humble de son apprentissage à être parent, merci maman spirituelle ! Ce petit texte m’a fait réfléchir: effectivement, mes enfants n’ont pétés des câbles que chez moi pour lâcher le trop plein de ras-le-bol qu’ils vivaient chez leur père. Heureusement que j’ai accueilli et accompagné leur souffrance. Un petit couac peut-être dans mon éducation de parent de Krypton (lol), quand ils sont en colère, je les envoie se décharger dehors, parce que ça me nuit sinon, mais ils ont totalement le droit de le faire (ils ne le font pas en général,… Lire la suite »

Nathalie
Nathalie
3 mois il y a

Merci! Je suis en plein dedans