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Mes Secrets pour une Fratrie Harmonieuse

27 février 2019

Comment gérer les disputes entre frères et soeurs ? Que faire pour apaiser les conflits dans la fratrie ? Comment les aider à dépasser la rivalité, la jalousie, et autres notions contraires à une démarche de paix dans le monde ?

Je vous livre dans cet article mes secrets, des outils révolutionnaires à base de méthodes alternatives infaillibles, que j’utilise au quotidien, en tant que maman, pour développer l’amour, la compassion et l’altruisme au sein de notre famille. 

Si vous rêvez d’une relation apaisée entre les différents éléments de votre progéniture, cet article est pour vous.

fratrie harmonieuse, mes secrets et outils pour relation entre frères et soeurs sans disputes

Introduction : les prérequis de base pour une fratrie spirituelle

Si l’on se place d’un point de vue spirituel holistique de maternage proximal ultime, il faudrait laisser 7 ans entre chaque enfant, afin de lui être disponible et dévoué, et lui donner l’opportunité de s’accomplir dans sa sagesse. Par ailleurs, afin d’éviter tout risque de dérive, il ne faudrait avoir de rapports sexuels que dans le cadre de la procréation, 3 mois après avoir entendu l’âme de notre futur enfant nous dire son prénom dans nos rêves. Cela peut paraitre radical, mais élever des êtres spirituels incarnés, ça ne se fait pas en tombant enceinte à tort et à travers. Regardez, Marie et Joseph…

Et les jumeaux ? Bah…

Contrairement à mon habitude, cet article ne va donc pas être si spirituel que cela, puisqu’il se place d’emblée dans le cadre d’une erreur de la nature : mes deux garçons ont 2 ans et 4 mois d’écart.

Mon fils ainé avait 19 mois lorsque je suis retombée enceinte, et on me répétait à l’envie « il va grandir, tu vas voir, d’ici neuf mois, il va arrêter de grimper partout, de s’enfuir, de mordre, il va gagner en maturité ».

Maturité.

Ce mot précis : maturité.

Bref. Sans plus attendre, voici mes outils éducatifs pour s’en sortir malgré tout. Je précise que mes enfants ont 6 ans et 3 ans et demi, et que tous les exemples ci-dessous sont fictifs, bien sûr, et ne sont donnés qu’à titre illustratif.

1. En amont : répondre aux besoins

Je ne le répèterai jamais assez, un enfant dont on écoute les besoins est un enfant qui part sur des bases saines pour devenir un adulte heureux et autonome, capable à long terme de rester à l’écoute de ses propres besoins, de s’adapter et de rebondir face aux potentielles adversités de la vie.

Et un enfant dont les besoins sont écoutés est un enfant qui apprend à écouter les besoins des autres. Y compris ceux de ses frères et soeurs, donc.

Tout cela est bien beau, mais comment comprendre les besoins de nos enfants, me demanderez-vous peut-être ? Grâce à l’écoute active, et grâce à cette pyramide des besoins :

pyramide des besoins entre frères et soeurs

2. Introduire très tôt des outils de gestion de conflits

Les disputes entre frères et soeurs sont normales, inévitables. Elles sont une magnifique occasion d’enseigner à nos enfants les principes de gestion de conflits, d’empathie et d’écoute. Elles sont un formidable entrainement à l’apprentissage de la vie en société et à la prise en compte des besoins de l’autre. 

Ainsi, au quotidien, à chaque conflit familial, je prends le temps de me mettre à la hauteur de mes enfants, de leur rappeler que l’important est de poser des mots et d’exprimer ses ressentis, le tout avec respect et politesse… Quel bonheur, ensuite, d’être témoin de leurs propres scènes de gestion de conflit, durant lesquelles ils vont même jusqu’à se rappeler entre eux les formules de politesse :

– Si tu me donnes ton gâteau, je te diras merci.
– Mais t’as pas dit siteuplè.
– Alors donne-moi-le tout de suite siteuplè.
– En fait, je va pas te donner mon gâteau, parce que toi t’as déjà mangé ton tien mais ça c’est mon mien.
– Alors on va discuter pour trouver une solution.
– C’est quoi ta solution ?
– Ma solution c’est de te taper pour que tu as mal.

3. Les préserver de la violence extérieure

Sans faire grandir nos enfants dans le déni, notre rôle de parents est de préserver leur innocence autant que possible de la violence du monde, le temps qu’ils construisent en confiance leur individualité sur une base de paix et de joie. Ainsi, n’y ayant jamais été confrontés, ils ne reproduiront pas cette violence dans le cadre de leurs relations entre frères et soeurs.

– Un jour j’ai allé au magasin et j’ai acheté de la confiture à la vanille.
– Nan, ça existe pas la confiture à la vanille.
– Si, moi j’ai acheté de la confiture à la vanille, mais tu étais pas là parce que tu étais pas né parce que je suis né avant toi.
– NAN C’EST PAS VRAI T’AS PAS ACHETÉ DE LA CONFITURE À LA VANILLE !
– Arrête de dire que j’ai pas acheté de la confiture à la vanille sinon je te mouris !
– Si tu me mouris, alors je va te mourir aussi !
Le grand frère est alors MDR face à tant de manque de logique basique de son petit frère, et un rictus de supériorité intellectuelle illumine son visage :
– Mais si je te mouris, tu pourras plus me mourir puisque tu seras déjà mouris !

Je suis si fière. J’ai tellement bien fait attention à les préserver de la violence qu’ils ne connaissent même pas le mot « tuer ». Quand je pense à tous ces pauvres enfants qui regardent des dessins animés de ninjas, et autres médias sataniques du consumérisme occidental… Heureusement, les miens ne regardent que des vidéos youtube de mains qui ouvrent des oeufs en plastique et qui fabriquent des Peppa Pig en pâte à modeler.

4. Les encourager à partager leurs connaissances entre frères et soeurs

En valorisant le partage de leurs savoirs au sein de la fratrie, nous favorisons leur estime d’eux-mêmes, et nous leur donnons le gout de la transmission. Ainsi, grâce à de l’attention positive et des paroles d’encouragement, valorisons à toute occasion la transmission de savoirs entre eux. 

– Rogade, papa, ça s’écrit comme ça : P…. A…. P…. A… Vas-y, à ton tour.

Tant de complicité, de partage fraternel de connaissance, de potentiel scolaire… Mon coeur de maman se soulève, à la vue de mes deux chérubins d’amour en train de s’entrainer à écrire. Sur les vitres. Avec leurs crottes de nez.

5. Cultiver des moments d’enrichissement complice en famille

En multipliant les moments de complicité en famille, durant lesquels chacun est bienvenu et accueilli, dans la chaleur d’une expérience agréable à vivre ensemble, nous renforçons l’habitude chez nos enfants de rechercher ces moments de complicité, qui sont aussi des occasions d’enrichissement personnel.

Par exemple, lire des histoires ensemble avant de se coucher est l’occasion de passer un moment câlin et complice, tout en enrichissant leur imaginaire et leur maitrise de la langue française. Et cela donne ainsi l’opportunité au grand frère d’enrichir les connaissances calligraphiques du petit frère.

– Tu vois, là, c’est un point d’exclosaration. Ça veut dire qu’il parle très fort.

!

S’en suit, pendant les 10 minutes d’après, une démonstration de parler très fort (dit autrement, gueuler), à laquelle je ne finis évidemment PAS par me joindre, car je ne suis pas si bête, je le sais bien, voyons, qu’on n’enseigne pas à ses enfants à ne pas crier en leur criant dessus, franchement, c’est simple à comprendre pour toute personne avec un minimum de logique dans le cerveau, quand même, enfin…

À lire aussi : 10 commandements de la parentalité positive

Aparté : cette logique fonctionne de manière encore plus imparable avant d’avoir des enfants. Après… après, le mieux est de faire des stages de parentalité pour retrouver ce savoir évident si on sent qu’on a tendance à dériver vers l’oubli. Ou de lire des articles de blog. Ou, encore mieux, de s’imprégner de citations imagées sur Facebook.

maternité masque à oxygène frère et soeur

6. Ne pas prendre parti, et encourager les valeurs d’entraide

L’avenir de l’humanité est menacé par des valeurs de compétition individualiste forcenée… Avoir des frères et soeurs, c’est l’occasion d’expérimenter au contraire des valeurs de partage, de coopération, de fraternité (ça tombe bien), d’entraide, et autres trucs sympas. C’est à nous, les parents, d’encourager cela au quotidien. Ce n’est pas simple, mais il n’y a rien de plus beau que de voir avec fierté et émerveillement nos méthodes éducatives porter leurs fruits.

– C’est moi qui a fini de manger en premier, j’ai gagné !
– Mais c’est moi qui a le plus gros ventre ! Ouèèèèè, j’ai gagné !

Je suis alors prise à parti par des hurlements, pour une demande d’arbitrage impartial à propos de la protubérance de leurs ventres fièrement exposés. J’en profite pour leur inculquer mes valeurs :

– Vous savez, les enfants, l’important dans la vie, ce n’est pas qui mange le plus vite ou qui a le plus gros ventre, mais plutôt la gratitude envers la vie d’avoir bien mangé…

Mais c’est assez difficile pour moi de rester dans une optique éducative, car en cet instant précis, je dois lutter pour que mes instincts maternels primaires ne reprennent pas le dessus. Je ressens en effet une envie très forte, presque incontrôlable, à la vue de ces bidons à l’air, d’y faire des bisous péteux… Heureusement, je sais me retenir, car le consentement et le respect du corps sont d’autres valeurs que j’ai si bien réussi à leur transmettre.

– Maman ! Il me tire les cheveux !!
– Je te tire les cheveux parce que c’est moi qui a le plus gros ventre !

7. Ne pas briser leur connexion à la magie de l’univers

Le monde est étonnant, parfois effrayant, parfois complexe, parfois purement et simplement magique. Lorsque l’on se reconnecte à l’amour et au moment présent, nous pouvons gouter à des instants intemporels de connexion avec l’univers. 

Les enfants, avec leur pureté spirituelle sous-jacente, sont naturellement reliés à cette magie, et notre rôle est d’entretenir cet état de grâce en eux… ou plutôt, de ne pas le briser. Afin que cette connexion encore intacte avec le cosmos soit le terreau de leur connexion fraternelle entre eux.

Exemple ancré dans la vraie vie du quotidien :

Mes enfants sont côte à côte, ils regardent par la fenêtre. Ils sont face à l’immensité du ciel et de ses mystères, et contemplent la lune. J’entends leurs rires, mêlés au sérieux de leurs affirmations. Cette contemplation est en effet l’occasion pour eux de réviser ensemble leurs notions d’astrophysique.

– En fait, sur Jupiter, il fait zéro degré par 60 grammes. C’est très froid en fait.

Et moi, je les observe, immobile, silencieuse. Je n’interviens pas. Je n’interviens plus. Il est 22 heures. Il est 22 heures et ils ne dorment toujours pas. Qu’est-ce qu’on en a à foutre de Jupiter, à 22h ? Quand est-ce qu’ils dorment ?? Qu’est-ce que j’ai raté ? Ô, magie de l’univers, dis-moi ce que je suis censée faire ! Siteuplé.

frère et soeur complice à la fenêtre

8. Les lâcher en milieu social

Et finalement, s’il nous arrive parfois de douter de l’harmonie au sein de la fratrie que nous avons engendrée, il existe un outil simple : prendre les mêmes énergumènes qui se chamaillent chaque jour, les lâcher dans un milieu présentant quelques défis sociaux inconnus, et les regarder la larme à l’oeil partir main dans la main, plus complices que jamais, conquérir le monde.

(attention, warning, je crois que pour des raisons de formation de clans, de sé-pa-toa-mon-préféré, ou de toa-té-tro-petit, cette dernière méthode ne fonctionne plus aussi bien au-delà de 2 enfants ou lorsque l’écart d’âge est trop important…)

SVP : merci de ne pas partager cet article comme une occasion de demander autour de vous « alors, un petit frère ou une petite soeur pour Cunéguonde, vous vous y mettez bientôt? », voire « un petit septième pour la route ? », ou toute autre injection à un nombre d’enfants précis comme critère d’épanouissement.

Il peut être lourd, voire douloureux, de s’entendre questionner sur nos choix (ou non choix) de configuration familiale. Il y a des grossesses arrêtées, des essais ratés, des bébés accueillis avec amour mais sans avoir été invités, parfois des années d’infertilité, des séparations, des recompositions qui multiplient d’un jour à l’autre le nombre d’enfants au mètre carré, des trop tard, des plus assez, des regrets, ou juste des choix que l’on n’a pas envie de justifier… Finalement, ça ne regarde personne d’autre que celui qui choisit ou non d’en parler. Merci <3 

À lire aussi : 10 trucs qu’on ne vous dit pas sur l’arrivée du deuxième

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