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10 erreurs maternelles classiques à éviter

19 mars 2015

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Être mère est une entreprise risquée. Très risquée. Et le risque encouru est de taille : rater son enfant.

Bien sûr, avant d’être mère, le risque de rater existait déjà, et imprégnait plus ou moins chacun des projets que vous entrepreniez. Mais enfin, rater une tarte aux pommes, un examen, ou même un mariage, ce n’est pas la même chose que de rater son enfant.

En devenant mère, une autre dimension s’installe : la responsabilité ultime d’un autre être humain. Vous êtes responsable de tout. Déjà, à la base, si votre enfant est né, c’est de votre faute… Même la plus baba-cool des baba-cools, en devenant mère, s’y retrouve confrontée, et contemple avec perplexité et angoisse le risque de rater son enfant à chacun de ses choix.

Il y a tant de choses qu’une mère est susceptible de faire de travers. Pour vous aider à vous y retrouver et à vous mettre sur la bonne voie, voici une liste de 10 erreurs classiques à éviter absolument.

1. L’endormir au sein (ou autre ustensile imitation mamelon).

C’est THE erreur. Si vous le laissez s’endormir au sein, il ne saura s’endormir que de cette façon, il aura besoin de vous à chacun de ses réveils nocturnes, et il ne fera pas ses nuits avant plusieurs années (je confirme). Bref, si vous le laissez s’endormir au sein, vous lui inculquez insidieusement l’idée qu’il est normal qu’il ait besoin de vous pour s’endormir et pendant la nuit…

Or, laisser croire à un bébé qu’il est normal qu’il ait besoin de vous, ça craint. Il va devenir tellement dépendant qu’il ne décollera jamais du nid. Il va devenir associal, et ce sera de votre faute.

En plus, il aura plein de caries.

2. Utiliser la nourriture pour l’attirer.

Tout comme il est très grave d’utiliser un mamelon pour faire taire un bébé pas content, il est encore plus grave d’attirer votre enfant avec un paquet de chips. Quand bien même elles seraient biologiques, et quand bien même ce serait le seul moyen que vous ayez trouvé pour qu’il accepte de grimper dans sa poussette. Il va devenir boulimique, et ce sera de votre faute.

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Nous sommes d’accord, ce n’est pas avec une carotte, qui plus est crue et pas épluchée, que vous risquez d’attirer votre enfant dans sa poussette. Mais vous avez compris l’idée.

3. Lui faire des bisous sans son autorisation.

baby-165067_640C’est tentant, n’est-ce pas, face à ces joues toutes rondes et ces pieds riquiquis, de lui faire des bisous partout, en toute circonstance, et sans compter.

Mais un bébé est un être humain à part entière, il a besoin de voir son espace vital respecté, et son consentement doit être établi avant tout contact baveux.

Alors réfrénez vos élans poutou-pouteux, et demandez-lui son avis d’abord. Et n’utilisez pas le prétexte qu’il ne parle pas encore pour dire que vous ne pouvez pas savoir s’il est d’accord ou pas. Demandez-lui “Est-ce que je peux te faire un bisou, cher bébé ?”, et attendez sa réaction. S’il vous mord, ça veut dire “Non pousse-toi de là Maman tu pues le dentifrice” (ou la bière, mais je préfère partir du principe que les lectrices de ce blog sont sobres et à l’hygiène buccal irréprochable). Ou encore, s’il vous donne un coup avec son jouet, ça veut dire “Dégage je ne veux pas de bisous je veux mâchouiller mon triceraptor peinard”. Par contre, s’il vous vomit dessus, ça veut dire qu’il vous aime bien. Depuis le temps qu’il vous vomit dessus…

Gardez cela en tête : si vous lui faites des bisous alors qu’il n’en a pas envie, il ne se sentira pas respecté. C’est très grave. Il risque de n’avoir aucun sens de ses limites personnelles, et plus tard deviendra cleptomane.

4. Vous disputer avec le père devant lui.

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J’ai choisi cette photo pour son réalisme.

Votre enfant a besoin de grandir dans une structure familiale stable et sécurisante. Vous vous devez de former un couple harmonieux devant lui, afin qu’il grandisse avec le modèle d’un couple conjugal solide et soudé. C’est le seul moyen pour que, une fois adulte, il soit capable à son tour de fonder une famille fonctionnelle, afin de se reproduire dans l’amour et le respect, et de participer à l’évolution de l’espèce humaine.

Si vous avez des soucis relationnels avec le père, il fallait y réfléchir à deux fois avant de procréer. Il ne manquerait plus que vous divorciez et que vous fassiez exploser tous ses repères émotionnels… Au risque qu’il reproduise le même schéma et soit malheureux en amour toute sa vie, par votre faute (et un peu celle du papa, ok, mais quand même surtout de votre faute).

5. Nourrir de secrets espoirs sur son avenir.

Il est injuste de lui faire subir une pression, même inconsciente, pour qu’il réalise les rêves que vous n’avez pas réalisés. Assumez votre regret de ne pas être devenue architecte (ou coiffeuse), et laissez-le construire sa tour de Legos de travers (ou couper la frange de son petit frère de travers).

S’il sent une pression de votre part, il pourra être tenté de s’y plier pour vous faire plaisir, de suivre une voie professionnelle qui ne lui conviendra pas, de faire un burn-out à la quarantaine… Bref, de rater sa vie.

6. Utiliser la télé comme nounou.

children-403582_640Vous avez besoin de 15 minutes de tranquillité pour préparer le repas ? Faites comme les bonnes mères, soyez responsable et impliquée dans le développement intellectuel et créatif de votre enfant, et laissez-le vous aider à éplucher les patates, il sera ravi de participer… Comment ça, il est vingt-trois heures et vous n’avez toujours pas diné ?

7. Parler de lui à la troisième personne en sa présence.

C’est très impoli. Le bébé est un être humain (voir point 3) qui a droit au respect et à la politesse. Imaginez un peu l’estime de lui-même qu’il risque de développer s’il vous entend comparer le contenu de sa couche à celui du bébé de la voisine ! Il risque de devenir maladivement timide et de ne jamais avoir en confiance en lui-même… Ou encore d’être un constipé chronique toute sa vie.

Bien sûr, je le reconnais, il est très difficile de ne pas parler de son bébé en sa présence. Je vous suggère donc de ne parler à personne d’autre qu’à lui-même, et d’éviter toute vie sociale parasitante.

8. Ne pas faire la sieste.

dog-278423_640C’est un conseil que vous entendrez très souvent : “Il faut profiter des siestes de ton bébé pour te reposer toi-même.” Ce conseil n’est pas à prendre à la légère. Ne profitez pas des siestes de votre enfant pour faire le ménage (c’est une boutade, remplacez “faire le ménage” par “aller sur facebook”), mais utilisez ces temps de pause pour vous reposer vous-même.

En effet, si vous êtes fatiguée, vous serez une mauvaise mère, vous allez perdre patience et hurler des choses atroces à votre enfant la prochaine fois qu’il outrepassera votre interdiction formelle de suçoter les fils de la serpillère, vous deviendrez invivable et votre mariage va péricliter… Bref, votre enfant va devenir psychopathe. Tout ça parce que vous aurez préféré utiliser les siestes de votre enfant pour courir après l’illusion que vous avez du temps libre pour vous, au lieu de dormir vous aussi.

9. Consulter votre smartphone devant lui.

iphone-4-381203_640Alors ça, c’est carrément mal. Imaginez un peu comment votre enfant doit se sentir en vous voyant absorbée derrière votre écran de téléphone, au lieu de vous extasier sur le “chat” qu’il vient de dessiner. Un “miaou miaou” distrait pour lui indiquer que vous ne l’avez pas oublié n’est pas suffisant. Votre enfant a besoin de votre attention totale et ininterrompue. Sinon il risque de développer des tactiques pour attirer votre attention, tactiques qu’il intégrera ensuite dans sa personnalité, et qui feront de lui un gros relou.

Note : il est préférable de n’avoir qu’un seul enfant, pour être en mesure de fournir à votre premier né une attention totale et ininterrompue toute sa vie. Car un petit frère ou une petite soeur, niveau absorption ailleurs de l’attention de maman, c’est encore plus radical qu’un smartphone. Et on ne peut même pas le mettre en veille.

10. Oublier l’essentiel.

Que vous commettiez de graves erreurs et que votre enfant devienne psychopathe, associal, gros relou ou constipé chronique n’est pas l’essentiel. L’essentiel, c’est qu’un jour, votre raté d’enfant prenne le relais sur sa propre responsabilité d’adulte. Après tout, vous aussi, vous avez été un peu ratée. Et vous voilà, aujourd’hui, responsable de vous-même, et d’un autre… Et reconnaissons-le, vous bossez dur dans l’espoir qu’il soit un peu moins raté que vous ne l’avez été.

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Florence
Florence
4 années il y a

Très drôle ta façon d’écrire, j’adore ton style. Je vais prendre le temps de revenir lire d’autres articles !